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Les congrès de la CFTC

   

49ème congrès confédéral
Bordeaux, 15-18 novembre 2005


"Espérer, construire, partager : trois verbes qui résument les moteurs de l’action syndicale de la CFTC et qui nous accompagneront tout au long de cette année de congrès."

Par Jacques Voisin, Président confédéral

Espérer, c’est croire en l’avenir et en un monde plus juste et plus humain ; espérer, c’est parier sur le changement, dans le respect des personnes, de la justice sociale et du bien commun. Espérer, c’est encore refuser le pessimisme ambiant nourri par les risques économiques et écologiques réels qui nous entourent et qui ne doivent pas nous amener à renoncer mais au contraire nous pousser davantage à l’action. L’espérance, c’est aussi ce qui fonde l’identité de la CFTC.
Espérer, ce n’est pas attendre benoîtement des lendemains qui chantent, ce n’est pas non plus faire table rase du passé, mais c’est construire la société et l’entreprise de demain, c’est choisir le travail comme moyen privilégié de construction sociale. Par des actions de proximité et d’innovation sociale qui visent à la construction d’une société de liberté, les militants de la CFTC sont résolument au service des personnes. Ainsi, dans l’entreprise, dans les branches et à l’échelon professionnel, leur ambition est-elle de construire des accords durables par le dialogue, le partenariat social et le paritarisme. Construire, c’est être une force de proposition. Construire, c’est donner du pouvoir aux salariés dans l’entreprise, c’est inventer une nouvelle forme de participation qui associe les salariés aux fruits de la croissance, mais aussi à la prise de décision. Concrètement, construire, c’est favoriser l’émergence du statut du travailleur, moyen pour la CFTC de placer l’homme comme finalité de l’économie.
Troisième et dernier maître mot de notre congrès, partager. Partager, c’est prendre part à l’élaboration de la France, de l’Europe et du monde de demain. C’est faire respecter le droit du travail pour tous, c’est faire bénéficier à tous des améliorations des conditions de travail, c’est mettre fin aux discriminations. Partager, c’est donner la parole à ceux qui ne l’ont pas (les salariés des PME-PMI et les chômeurs), c’est permettre aux jeunes de se donner un projet et de faire des projets.
Espérer, construire et partager, ce sera notre manière, tous ensemble, lors de notre 49ème congrès de projeter la CFTC dans l’avenir, en suscitant le débat, en favorisant les témoignages et en faisant émerger des réponses dignes des attentes du monde du travail.

JV, mars 2005


La Confédération des Travailleurs Chrétiens est fondée en 1919 avec les syndicats de travailleurs chrétiens en activité depuis 1887. Très active,elle inspire largement les réformes sociales du front populaire en 36, qui reprend la plupart du "plan CFTC" de 1933. Elle donne naissance à la CFDT en 1964, qui prend des options plus politiques et récuse la référence aux valeurs sociales chrétiennes. Elle incarne le syndicalisme réformiste ( prendre la société comme elle est, et la faire évoluer dans l'intérêt des travailleurs) quand d'autres représentent le syndicalisme révolutionnaire (on détruit la société actuelle et on bâtit le monde qu'attendent les travailleurs). La CFTC agit concrètement et efficacement au plan national. Elle est à l’origine de l’assurance chômage, des conventions collectives, de la sécurité sociale, des allocations familiales, des retraites complémentaires, de l’allocation parentale...

Définition du QUID :

Pourquoi la CFTC ?

La CFTC est attachée aux valeurs sociales chrétiennes et humanistes, que peuvent partager des non croyants ou des personnes de diverses appartenances religieuses. La CFTC se veut libre de toute influence extérieure pour défendre au mieux les intérêts de salariés et servir le bien commun. Elle traduit ces référence en principes forts :