Septembre 2005

Elections CE et DP - Régression sociale

 

AINSI VA LA VIE DU GROUPE

 

Les élections CE et DP

Tout le monde le sait, les élections qui approchent vont inaugurer une nouvelle ère dans le Groupe, avec un périmètre entièrement redessiné : 15 établissements au lieu de 6 actuellement.

Le scrutin aura lieu par vote électronique, accessible en continu pendant 7 jours, du vendredi 16 septembre à 10 heures, au jeudi 22 septembre à 17 heures.

La CFTC présente des listes dans 12 établissements. Nous réunissons 104 candidats, soit le double de nos effectifs des élections précédentes (janvier 2003).

Merci à tous ceux qui sont venus nous rejoindre. C’est après avoir vu la CFTC à l’œuvre qu’ils ont fait ce choix.

Vous aussi, collègues électeurs, faites le choix d’un vote efficace. C’est à dire dès le 1er tour, sur listes syndicales. Dans le contexte actuel (cf au verso), il serait dangereux de confier la gestion des affaires sociales de son établissement à des personnes qui malgré leur bonne volonté, ne peuvent prendre aucune part aux négociations de l’entreprise ou de la branche professionnelle.

Dès le 16 septembre, votez pour la CFTC

Le 9 septembre s’est déroulée au TGI de Nanterre l’audience opposant la CFTC de Capgemini à la Direction du Groupe, sur la question des négociations salariales.

Là encore, un grand merci à tous ceux qui sont venus soutenir la plaidoirie de notre avocat. Chacun a pu mesurer le contraste entre les procédés des deux parties : d’un côté l’avocat de la CFTC, venu seul, maîtrisant parfaitement un dossier bien construit ; de l’autre, l’avocat « habituel » de Capgemini, appuyé par un confrère spécialiste du droit social, mais dont le système de défense repose plutôt sur la forme que sur le fond (évidemment !). L’affaire est en délibéré jusqu’au 14 octobre. Mais quel que soit le jugement rendu à cette date, aucune des deux parties ne cèdera. Il y aura donc probablement pourvoi en appel et en Cassation, ce qui donnera lieu à une nouvelle référence de jurisprudence : l’arrêt CFTC contre Capgemini sur la défense de la négociation salariale !

Brimades et pressions habituelles

Pendant ce temps, la vie suit son cours : cette semaine des collègues au variable ont reçu leur lettre de rem. (oui, celle de 2005, début septembre !!)

Et puis la pression se maintient sur les « vieux » (dès 45 ans), assortie de menaces plus ou moins subtiles selon le manager qui les profère.

Ne vous laissez jamais intimider, mais alertez au plus vite vos élus et Délégués CFTC !

Le thème du mois : la régression sociale continue

Les ordonnances du Dr Villepin

Après les vacances, nous découvrons une fois de plus les mesures prises par le gouvernement en notre absence (la bonne vieille méthode !).

Parmi les surprises du Chef contenues dans les ordonnances de début août sur les « mesures en faveur de l’emploi », nous avons :

§           le Contrat Nouvelle Embauche, réservé pour l’instant aux petites entreprises. Il permet de licencier sans motif un salarié ayant jusqu’à deux ans d’ancienneté. La CFTC (avec la CFDT et la CGC) a déposé un recours en annulation de cette ordonnance devant le Conseil d’Etat

§           l’extension aux Non-cadres du forfait annuel de 218 jours de travail. De ce fait, tout salarié travaillant « en autonomie complète » sera privé du paiement majoré et de la récupération de ses heures supplémentaires. Reste à définir la notion d’autonomie complète dans notre métier.

Avec la baisse du pouvoir d’achat (pétrole, loyers…), les délocalisations, les licenciements, le chômage des jeunes et des 45-55 ans, nous devons changer de ton pour nous faire entendre des employeurs, eux-mêmes très occupés à dicter leurs exigences au gouvernement via le Medef.

C’EST POURQUOI LA CFTC PARTICIPERA A LA JOURNEE NATIONALE DE MOBILISATION INTERSYNDICALE LE 4 OCTOBRE PROCHAIN, ET DEMANDE A TOUS SES ADHERENTS DE SE TENIR PRÊTS.

Vers la ruine du Code du travail ?

Pour nous, il ne s’agit pas de lutter contre le gouvernement et le Medef, mais d’établir une politique cohérente en faveur de l’emploi, et de renouer le dialogue social avec les salariés et leurs représentants.

Les ordonnances votées en douce en pleines vacances étaient censées servir les objectifs à 100 jours du premier Ministre, par une amélioration rapide des statistiques.

Mais comme toujours, ce n’est qu’une illusion d’optique. La baisse du chômage par exemple, résulte plus des radiations administratives que du retour à l’emploi durable.

Donc après 3 mois, on constate que les Français ont toujours le moral en berne, et il y a de quoi. Pour cette raison, il faut une mobilisation très large le 4 octobre, afin de redire au gouvernement qu’il doit tenir compte de l’avis des salariés exprimé par les Partenaires sociaux, et de celui de tous les Français, exprimé par le Parlement.

 

Les dossiers de la rentrée

La convention Unedic qui fixe les cotisations salariales et patronales et le montant des allocations aux chômeurs, se termine en fin d’année. Il faut donc négocier la suivante. Le Medef veut revenir aux allocations dégressives, les syndicats veulent augmenter les cotisations pour les entreprises qui précarisent l’emploi.

L’emploi Le chômage officiel est repassé sous les 10 %, mais la croissance ne dépassera pas 2 % en 2005. Le retour des emplois aidés (Plan Borloo, plan Robien) ne suffira pas à faire repartir la tendance à la hausse.

Le pouvoir d’achat Toutes les études montrent une régression des revenus du travail par rapport au coût de la vie. Un exemple : selon une enquête du Ministère de la Santé, les frais de garde d’enfants, après aides et déductions fiscales, s’échelonnent de 150 à €/mois (assistantes maternelles) à 749 € (Nounou à domicile).

Le dialogue social. Il est en recul partout, même dans les entreprises florissantes et réputées « calmes » (1250 suppressions de postes à HP France). Nous en reparlerons le 4 octobre …    q