Juin 2008

grèves à Capgemini - Suites
la commune déconfiture

Agenda des DS CFTC

 

·         26 juin CCE

·         18 juin négociation

·         12 au 16 juin : bilatérales

·         30 mai CCE

·         27 mai congrès CSFV

·         16 mai CCE et conseil du SICSTI CFTC

·         15 mai mouvement social dans le groupe Capgemini

 

Grève nationale dans le groupe Capgemini le 15 mai - suites

 

La CFTC, avec tous les syndicats du groupe en France, a décidé une journée de mouvement social le 15 mai, avec les revendications suivantes :

 

·         Pour que la direction engage une véritable politique salariale, pour tous.

·         Pour apporter rapidement des solutions à la perte réelle du pouvoir d’achat.

·         Pour une augmentation collective dans un accord pérenne qui garantisse à chacun un minimum de progression de ses revenus.

·          Pour rétablir un partage équitable entre les actionnaires et ceux qui produisent les richesses, les salariés de l’entreprise.

 

Ce mouvement a rassemblé près de 10% des salariés France. Cela n’a pas permis encore de faire « bouger les lignes » : la direction reste campée sur ses positions.

 

Mais cela a permis de renouer le dialogue : la direction a invité les organisations syndicales à négocier. Elle a entrepris des consultations auprès de chacune des organisations syndicales et fixé une première date de négociation le 18 juin.

 

Dans ces conditions, la CFTC a décidé de suspendre les actions de grève et ne soutient donc pas l’initiative de la CGT, de FO et de la CFDT qui appellent à une grève le 12 juin.

 

Place à la négociation !

 

Bref  résumé des conflits sociaux à Capgemini

 

En 1990 et 1991, la direction dénonce successivement les statuts du personnel et l’accord salaire (augmentation minimum garantie). L’appel à la grève est très peu suivi. En 1991, un nouvel accord salaire est  signé, mais ne sera appliqué qu’un an.

 

En 1992, Capgemini licencie 10% du personnel. Un mouvement de grève réunit 20% des salariés.

 

En 1999, plus du tiers des salariés ont décidé un arrêt de travail pour montrer leur attachement aux 35 heures.  Ceci amene la direction à revenir sur son point de vue. La négociation a pu ensuite aboutir à l’accord RTT de Capgemini.

 

En 2005, un mouvement de protestation sur les salaires, parti à l’origine de quelques salariés non syndiqués d’Outsourcing, s’étend notamment à Toulouse et Grenoble. La direction ouvre alors des négociations qui aboutissent en juillet à un accord de rattrapage ponctuel (1).

 

En 2006, Capgemini perd un procès intenté par la CFTC sur sa politique salariale. Menacée d’un second round judiciaire, elle engage une négociation qui abouti cette fois à un accord pluriannuel sur les bas salaires (2) et à un accord cadre.

 

(1) http://cftc.capgemini.free.fr/cftc/nego/salaires/bas-salaires0505.htm


(2) http://cftc.capgemini.free.fr/cftc/nego/salaires/bas-salaires2006/bas-salaires2006.htm

 

Votre avis nous intéresse : cftc.capgemini@free.fr

 

 

Actualité nationale

 

La CFTC regrette que la remise en cause des 35 heures – facilitée, sinon encouragée par la signature de la position commune par la CGT et la CFDT détourne l’attention de l’opinion publique de la baisse du pouvoir d’achat, de la nouvelle attaque contre le régime de retraite par répartition et de l’allongement de la durée de cotisation. Elle dénonce la lâcheté et l’hypocrisie du gouvernement sur le temps de travail des salariés car si la loi sur les 35 heures est adoptée en l’état, cela reviendra purement et simplement à supprimer la durée légale de travail.

 

La CFTC rappelle qu'en passant aux 35 heures, les salariés ont renoncé à certains droits ; ils ont également subi un gel des salaires, une nouvelle organisation de leur travail ; ils ont enfin augmenté leur productivité. Le patronat et le gouvernement se gardent bien aujourd’hui de le reconnaître. En renonçant aux 35 heures, les salariés devront, une nouvelle fois, subir une dégradation de leurs conditions de travail.

 

Elle réfute les propos du gouvernement, qui déclare que les Français "reconnaissent" qu'ils ont besoin de davantage de souplesse et qu'il faut adapter les horaires à chaque entreprise. C’est méconnaître la réalité du dialogue social dans les PME et les TPE. C’est aussi, faire supporter à l’ensemble des salariés de notre pays, les conséquences d'une guerre idéologique que se livrent, à travers les 35 heures, droite et gauche.

 

Les pieds nickelés font cause commune

 

Tout empressés à recomposer le paysage syndical à leur profit, CGT, MEDEF, CFDT, gouvernement et CGPME signent une « position commune ».

 

Pour faire simple, il sera beaucoup plus difficile aux syndicats de s’implanter dans les petites et moyennes entreprises. Toutes les organisations vont perdre des délégués actuellement en poste. Des listes « patronales » pourront être reconnues comme syndicats représentatifs dans l’entreprise. Les règles de définition de la représentativité au niveau national excluent de fait 50% des salariés qui n’auront donc pas leur mot à dire.

 

Mais CGT et CFDT s’assurent de garder leur place. En échange, ils ont accepté la remise en cause des 35 heures et, dans ce cadre, la protection apportée par les branches professionnelles aux salariés des petites et moyennes entreprises. Du coup, les sujets graves que sont les retraites et le pouvoir d’achat passent au second plan.

 

Il est clair que nous gênons lorsque nous voulons que 100% des salariés puissent choisir leur syndicat, lorsque nous réclamons une discussion sur de nouveaux financements de la retraite, lorsque nous proposons des mesures pour le pouvoir d’achat. Nous pesons dans les négociations nationales et nous obtenons des résultats Nous sommes aux côtés des salariés, dans les grandes comme les petites entreprises.

Nous ne lâcherons pas !