Février 2007

NAO... elle dit Non, non, non...
Pour une nouvelle participation

 

Les NAO à Capgemini 

 

La NAO : une exigence légale

Depuis la loi de novembre 1982 relative à la négociation collective, l’employeur est tenu d’engager chaque année une négociation sur les salaires effectifs. Cette Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) s’impose dans les entreprises où sont présentes les Organisations Syndicales  représentatives (OS). La NAO peut aboutir à la conclusion d’un Accord d’Entreprise signé par les OS et la direction ; en cas d’échec, elle se conclut par l’établissement d’un Procès-Verbal de désaccord.

 

A Capgemini, la négociation se tient au niveau de l’UES (Union Economique et Sociale), (et non au niveau des multiples Etablissements qui la composent).

 

En 2005, la CFTC obtenait en justice la condamnation de Capgemini pour non respect de ses obligations dans la négociation. En effet, s’il n’y a pas  obligation de résultat, les parties, et notamment la direction, doivent négocier « de bonne foi » et rechercher un accord.  Cette condamnation, et la volonté des négociateurs ont contribué fortement à faire aboutir en juin dernier

un accord dit « bas salaires » qui a permis très concrètement de définir un « filet de sécurité ». Il revenait à la NAO de négocier l’application de cette mesure et d’éventuelles extensions pour 2007.

 

Mais quand NAO rime avec  NON ! NON ! NON !

D’abord, le constat de l’éclatante bonne santé du Groupe s’impose : c’est Paul Hermelin, DG, qui déclare : « grâce au travail de ses salariés, notre Groupe est en forme, et 2006 sera une bonne année avec des résultats, de la croissance, et des profits revus à la hausse ».

Qui ne se réjouirait pas d’un tel constat ? Mais, hélas, la direction annonce clairement qu’elle privilégie les augmentations individuelles pour les salariés qui le « méritent », elle refuse toute prise en compte, même partielle, de l’inflation. Elle veut appliquer le minimum du « filet de sécurité » et refuse toute amélioration. Toutes les propositions des organisations syndicales ont été rejetées.

- NON à l’augmentation de plus de 2 salariés sur 3,

- NON à toute augmentation collective,

- NON à toute augmentation garantie pour tous, même de 1 % sur 2 ou 3 ans.

- NON à la reconduction de la mesure de rattrapage, la plus généreuse, bien que modeste, de l’accord salaires de juillet, prise à l’initiative de la CFTC et qui a pu bénéficier à plus de 1300 salariés des tranches médianes, bloqués depuis des années.

- NON à la reconduction du montant de l’allocation 2007 de 400 euros aux salaires les plus bas, car la direction ne peut très généreusement n’en proposer que 300, soit à peine plus de 1% d’augmentation de salaire sur l’année quand l’inflation vaut bien plus du double.

- NON encore, au maintien du nombre de bénéficiaires fixés à 4% en juillet 06, la direction ne pouvant guère n’en retenir que 3% (soit moins de 600 personnes sur 20000 salariés en France)

 

Il reste alors : la mobilisation !

La direction a refusé tout dialogue constructif et a conduit la NAO à l’échec.  Il nous revient de venir vers vous, salariés du groupe, pour discuter de vos espoirs et attentes, de vous informer des différents moyens possibles pour une mobilisation plus efficace, en vue d’exiger un vrai dialogue social ouvert et une véritable politique salariale dans notre Entreprise. Plus forts ensemble, nous pèserons alors sur une nouvelle logique des augmentations salariales.

 

 

 

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Le statut du travailleur pour une nouvelle participation

 

Associer les salariés aux décisions stratégiques de l’entreprise : plus qu’une revendication, la participation relève d’une nouvelle conception du travail.
 

Le statut du travailleur défend une vision plus large que l’activité salariale. La place de la personne dans l’entreprise se situe dans la conception humaniste du syndicalisme CFTC. La participation est un enjeu essentiel dans un contexte où priment les aspects financiers. La flexibilité croissante se répercute à plusieurs niveaux sur le salarié : dans la gestion de son temps de travail (annualisation, individualisation…), du lieu (nouvelles technologies de l’information…) et du contrat (emploi précaire, externalisation…), il en résulte une déstructuration sociale préjudiciable à la performance même de l’entreprise. L’objectif de la participation est de situer le salarié comme partenaire de l’entreprise, associé à un dialogue social de qualité. La CFTC estime qu’il est ainsi fondamental de mieux utiliser le comité d’entreprise, qui a conquis ces dernières années de nouveaux champs d’action, plus économiques et stratégiques.

A Capgemini, les élus CFTC s’emploient à donner tout son sens à la participation active des salariés.  La CFTC travaille et travaillera à ce que les salariés soient plus intéressés à la gestion de l’entreprise, non seulement au travers d’une participation aux résultats, mais aussi avec une  participation aux décisions.

La négociation sur la participation et sur l’intéressement devrait reprendre les prochaines semaines.  A suivre.

 

Salaires 2007


Au plan national, la CFTC demande la mise à l’étude d’un mode d’attribution des allègements des charges plus forfaitaire - sur la base des minima de branche, et non plus le Smic, afin de tirer les salaires vers le haut - et qui soit aussi plus stimulant pour la politique salariale tout entière. Les inégalités entre les salariés des grandes entreprises et ceux des PME, ne cessent, aussi, de s’accroître, notamment du fait de la généralisation des primes et des dispositifs d’épargne salariale. La CFTC préconise que tous les salariés, et non un sur deux, aient droit à la participation. La suppression des écarts salariaux entre les hommes et les femmes reste une priorité, d’ici au printemps 2007.

 

Logement

 

Le logement est un des premiers besoins pour que toute personne puisse vivre dignement et accéder à un emploi. La spirale "perte d’emploi- perte de logement" conduit très rapidement à la grande précarité.

La politique du logement doit […] répondre aux besoins de tous ceux qui travaillent et qui aujourd’hui, victimes du coût et de la rareté du logement, sont contraints de s’éloigner considérablement de leur lieu de travail. […] La CFTC rappelle que les HLM, l'APL, le 1% ont été créés pour aider les salariés à se loger près de leur lieu de travail. La politique actuelle est inefficace, elle doit être déployée sur l’ensemble du parcours locatif. Si les plus faibles sont dans la rue, c’est que le système est bloqué, parce que les salariés n’ont pas les moyens d’évoluer dans le logement.